d’ArCHITECTUSî, '42Ï
ter aux yeux aucun objet qui tienne de la licence &dudéréglement des mœurs ; qu’en un mot, il préférépar-tout la simplicité à la prodigalité, la grandeur àla multiplicité des détails, rien n étant fi véritable-ment intéressant que de montrer de la fermeté, dela hardiesse , quelquefois même du terrible , selonle genre de la décoration St le motif qui détermineà tel ou tel genre de bâtiment. Mais pour pein-dre à l’idée ce que nous entendons par ces trois,différentes expressions, traitons dans trois arti-cles séparés ce que nous concevons par unegrande Architecture, par une Architecture hardie;enfin, par ce que l'on doit concevoir par une Ar-chitecture terrible.
Ci qu’on. peut appeler une grande Architecture,
Par une grande Architecture, on entend ordi-nairement ce!le qui comprend toute îa hauteurqu’on pouvoit lui donner, relativement à celle del’édifice, il n’importe de quel genre ; par exempledans le frontispice d’un temple , ea ne faisantusage que d’un seul ordre, comme à la nouvelleEglise de Sainte Genevicve ; dans un bâtimentd'habitation, en ne plaçant aussi qu’un seul ordredans le bel étage , St convertissant l’étage à rez-de-chaussée en soubassement, comme au péristile duLouvre. On dit en général qu une Architectureest grande , lorfqu’on la compare avec une autrede même genre, mais dans laquelle on a préféréla réitération des ordres élevés les uns au-dessus,des autres ( .v j, au lieu d’un seul qui auroit grandi
( x ) On pourra dire : L’Arcliitecture du péristile du Louvre;
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