d’Architecture. 427genre cîe l’édifice , il ne présente plus qu'iine Ai-chitecture rebutante , que des corps ridiculementlourds, pelants , qui ne laissent voir que des partiesmal assorties , un genre soldatesque, une pesan-teur gigantesque ; enfin un style où les principesde fart semblent être anéantis fous le poids del’ignorance de l’Artiste , pendant qu’on s’attendoità remarquer un caractère grave, régulier, simple,héroïque , plus capable d’annoncer l’importance dumonument, que fa vaste étendue ou son inutilité.
Après avoir parlé de la maniéré de reconnoîtreles vraies beautés de l’Arr, passons à présent auxmoyens de demêler les licences employées dansquelques-uns de nos bâtiments par les Artistessubalternes.
Ce que c'ejl qu'une Architecture naine.
On entend ordinairement par une Archite-cture naine, celle qui , beaucoup trop petite ,relativement à la grandeur de l’édifice , présenteplutôt le modele d’un bâtiment, que son exécu-tion réelle : celle dont l’Architecture ne pouvantêtre d’un plus grand module, à cause de la desti-nation du bâtiment , auroit dû être sans ordresdans ses façades, ceux-ci offrant toujours en petitce qui ne devroit jamais être employé qu’engrand, dans les temples, les édifices publics, lespalais, les grands hôtels, &c. Croira-t-on toujoursproduire de prétendus chefs - d’œuvre , parcequ’on saura employer plusieurs colonnes & placerquelques pilastres dans ses compositions ? Le péritordre de la porte de la Chambre des Comptes,celui de l’Hôtel de Bouillon , présentent autantd’Architectures naines, eu égard aux motifs qui