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Tome premier.
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431
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d’ArchiTecture. 431

Ce que c’ejî qu’une Architezlure Licencieuse.

Nous venons de condamner la frivolité dansl’Architecture ; l’Architecture licencieuse méritele même fort. On appelle ainsi une production ,lorfqu’on s’apperçoit qu’au mépris de l’Art unjeune Artiste riimite dans fes compositions queles écarts des Architectes subalternes , parce queles abus lui paraissent plus faciles à saisir, queles vraies beautés de f Architecture ; qu’il fautune étude laborieuse, une excellente judiciaire ,pour suivre, pour connoître 1 excellent, le subli-me , & qu’il est plus aisé, dans fes premiers essais ,d’appliquer indistinctement tout ce qu’on a vu,tout ce qu’on a remarqué : d’oìi il résulte presquetoujours des projets mal conçus , fans assorti-ments , & qui s’éloignent de la véritable per-fection, les licences étant toujours des licences.II est vrai que celles qu’un Artiste éclairé emploiepar nécessité font toute autre choie : qu’on lesexamine de près , on s’apperçoit presque tou-jours quelles émanent du fond propre de l’Arr;qu’il ne les a employées que comme accessoires,pour procurer plus de beauté aux masses de sonédifice , de commodité aux dedans de son bâti-ment ; ou pour des raisons essencielles de soliditéqui échappent presque toujours dans un examenprécipité ; qu’enfin par-tout il prouve qu’il a furacheter les licences qu’il a mises en œuvre, pardes beautés fans nombre , qui annoncent son in-telligence , fa sagacité <St son expérience. HardouinManfard, que nous avons déja cité avec éloge, maisqu’il ne faut pas toujours suivre , est peut-être celui4e nos Architectes François, qiu a mis le plus de