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Tome premier.
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446 Cours

présente rien que dobrus ; elle noffre que des jar-rets , des obliquités qui choquent la vraisemblance ;autant dimperfections qui rendent lordonnancede plusieurs de nos bâtiments, insipide, languis-sante , désagréable, & marquent au coin de la futi-lité, non-seulement la plus grande partie de leurdécoration intérieure, mais encore leur façade, l'on apperçoit des ornements de Sculpturepenchés , inclinés, renversés, ondulés. Ce contra-ste ne laisse voir que les écarts d un Artiste ensecond , & non la composition dun chef éclairé,qui loin de faire parade des licences de son Art,sapplique à ne les mettre en œuvre, que lors-que la nécessité le requiert, & pour relever léclatdes beautés de ses productions.

Ce quon entend par une Architecture pauvre.

On dit enfin : Cette composition dArchitectureest pauvre, pour désigner une ordonnance qui neremplit , ni lintention du propriétaire, ni l'objetque l'Architecte auroit se proposer; cellelon sapperçoit à la vérité quil avoit intérêt defaire simple, mais dont il a abusé faute de bienconnoître les ressources de lArt, & parce quilignoroit quune décoration simple peut être belle.Une décoration pauvre est toujours choquante,parce quelle suppose la suppression de quelquesparties essencielles au caractère de lédifice. Com-bien nest-on pas forcé de convenir, à laspect deplusieurs de nos bâtiments, que leurs arrieres-corps paroissien t pauvres en les comparant avecles pavillons ou les avant-corps de leurs façades, &que les uns & les autres le font encore, relati-vement à la convenance de lédifice ; que leurs