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présente rien que d’obrus ; elle n’offre que des jar-rets , des obliquités qui choquent la vraisemblance ;autant d’imperfections qui rendent l’ordonnancede plusieurs de nos bâtiments, insipide, languis-sante , désagréable, & marquent au coin de la futi-lité, non-seulement la plus grande partie de leurdécoration intérieure, mais encore leur façade,où l'on apperçoit des ornements de Sculpturepenchés , inclinés, renversés, ondulés. Ce contra-ste ne laisse voir que les écarts d un Artiste ensecond , & non la composition d’un chef éclairé,qui loin de faire parade des licences de son Art,s’applique à ne les mettre en œuvre, que lors-que la nécessité le requiert, & pour relever l’éclatdes beautés de ses productions.
Ce qu’on entend par une Architecture pauvre.
On dit enfin : Cette composition d’Architectureest pauvre, pour désigner une ordonnance qui neremplit , ni l’intention du propriétaire, ni l'objetque l'Architecte auroit dû se proposer; celle oùl’on s’apperçoit à la vérité qu’il avoit intérêt defaire simple, mais dont il a abusé faute de bienconnoître les ressources de l’Art, & parce qu’ilignoroit qu’une décoration simple peut être belle.Une décoration pauvre est toujours choquante,parce quelle suppose la suppression de quelquesparties essencielles au caractère de l’édifice. Com-bien n’est-on pas forcé de convenir, à l’aspect deplusieurs de nos bâtiments, que leurs arrieres-corps paroissien t pauvres en les comparant avecles pavillons ou les avant-corps de leurs façades, &que les uns & les autres le font encore, relati-vement à la convenance de l’édifice ; que leurs