d’Architecture. 461
ce semble , que pour la décoration des édificespublics S l des Palais des Rois : les bâtiments par-ticuliers n’en doivent retenir que l’exprelîion ;autrement c’est vouloir associer des parties quidoivent annoncer de la grandeur, avec des étagesauxquels la convenance & l’économie obligent dedonner peu d’élévation. Qu’on examine les ouvra-ges des grands Maîtres, on verra que tous ontété simples, même dans leurs productions les plusimportantes , & qu’il n’appartient qu’aux Artistesmédiocres, d’avoir recours à la profusion. Or c’estmontrer la médiocrité dans tout son jour, qued’affecter dans des maisons de vingt toises de face,d’élever les uns fur les autres, plusieurs petitsordres , qui contribuent à rendre encore pluspetite la décoration extérieure , fans parler deí’attention qu’un Architecte doit avoir pour l’espritde convenance, le premier mérite & de l’Archi-tecte & de l’Architecture.
Le goût semble s’opposer encore à remploides ordres colossaux, dans l’ordonnance des bâti-ments destinés à l’habitation des particuliers, & ilne les toléré que dans la décoration des édificessacrés. 11 est d’autres moyens de parvenir à pra-tiquer plusieurs étages les uns fur les autres ,dans les maisons ordinaires , fans se servir d’unordre qui embrasse plusieurs rangs de croisées.Les exemples connus que nous avons en ce genre,ne doivent ni ne peuvent faire loi. Le goût fondéfur la raison , n’accepte ni système, ni opinionparticulière ; il doit être un : & il nous sembleque c’est s’écarter de cette unité , que de faireparade , dans les dehors , d’une grande ordon-nance , que l’on sent ne pouvoir se concilier avecles dedans. Nous l’avons dé j a observé ; il ne suffitpas de faire ce que les autres ont fait ; il faut