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croyons devoir taire prendre garde à la progres-sion ingénienle que Yignole a observée entre lesprincipaux membres des architraves & des corni-ches de ses ordres. ParexcmpleFarchuraveToícann’a qu’une plare-bande ; il y en a deux dans celle del’cntabiement mutulaire, & r rois dans celle de l’en-tablement dont nous parions. La corniche Toícaneest seulement compoíée de trois membres princi-paux ; lavoir, deux cimaises & un larmier : la cor-niche Dorique a deux cimaises & deux larmiers ;enfin la corniche Ionique trois cimaises & deux lar-miers , & ainsi de fuite, comme nous le rappelleronsen pariant des ordres Corinthien & Composite.Cette division progressive n’a pas peu contribué fansdoute à taire préférer en France Vignole aux autresCommentateurs de Vitruve , lesquels, quoiqu’esti-mables à beaucoup d’cgards, principalement Palla-dio , Scammozzi, Alberti & Delormc, n’ont montréni la perfection, ni la précision qu’on remarqueparticulièrement dans le Toscan , le Dorique & leCorinthien de Vignole.
II nous reste à parier du chapiteau de cet ordre ;celui de la figure I présente une des faces prin-cipales de celui des anciens rapporté par Vignolediaprés Vitruve. II faut remarquer que la formedu plan de son tailloir est quarrée , & que deuxde les laces sont dissemblables : à cette irrégula-rité près , il faut convenir que fa simplicité vraie& naïve le fait souvent employer dans les bâti-ments où l’crdonnance de i’édisice n’exige ni ressautsni corps saillants; car autrement il résulte de lavariété de ses faces une irrégularité frappante ,telle qu’on la remarque au gros pavillon desTuileries du côté des jardins, ainsi qu’aux faça-des du Château de Maisons. En général on peut