d’Architecture. 81Sc cîes cieux baguettes qui les séparent, offre unerépétition désagréable à l’œuil ; & l’on peut direque malgré les motifs qui ont engagé les anciens àvouloir communiquer à cette base beaucoup dedélicatesse, on ne sauroit approuver la multiplicitéde ces moulures de même elpece, toute la légè-reté de l'ordre devant se porter plutôt vers facime que vers fa base, afin qu'on puisse s’appcr-cevoir que l’Architecte a pris foin de passer pardes transitions insensibles , des membres forts auxmoyens , & de ceux - ci aux délicats : attentionqui feule peut procurer à i’ouvrage entier le succèsqu’on a droit d’attendre d’un tout bien assorti. Qu'ony prenne garde , le plus grand défaut qu’on puissereprocher à nos jeunes Architectes, c’elt ci’ignorerces transitions dont nous voulons parler, non-seulement pour ce qui regarde les ordres qu’iîsemploient dans leurs façades , mais encore dansles ordonnances oìi les ordres ne peuvent présider& oii ils négligent de saisir le caractère & Tex-preísson attribuée à chacun d'eux.
La base potée sur le piédestal de la figure II,'est celle nommée attique , augmentée seulementde trois baguettes qui en enrichissant cette base,lui conservent ses deux tores & fa scorie, quenous avons déja tant applaudie; ces baguettes,prises aux dépens des trois principaux membresde cette base , ( car il faut observer que toutes lesbases des ordres ont un module) donnent à chacunde ces membres, moins de hauteur & un cara-ctère de - légèreté propre à la délicatesse de TordreCorinthien dont nous parlons. A u reste , on n'estpas tenu de suivre scrupuleusement les cotes desmoulures indiquées îci ; elles peuvent varier dequelque chose, & même pour éviter les fractionsTome II. F