d’Architecture. roi
leurs le congé qui unit cette derniere avec Tar-chitrave, semble faire un mauvais ester ; nouspréférons la fril'e galbée de la figure II, donnéeici à limitation de celle de Philibert Delorme ,aux Tuileries ( e ) : on peut fe permettre dans cetordre moins de retenue que dans tout autre. Au.reste, il faut remarquer que les frises bombéesne peuvent recevoir de bas - reliefs , ordinaire-ment nécessaires lorfqu’on emploie cet ordre dansles bâtiments d’unc certaine importance. Nousremarquerons encore quelles ne doivent gttereêtre employées que lorfqu’on fe trouve forcé d’enaltérer la hauteur, comme Hardouin Manfardsemble savoir été au Château de Trianon, ayantdû faire son entablement peu élevé , ses façadesayant beaucoup de mouvement, & le point de di-stance d’où elles doivent être apperçues, étant assezrapproché, principalement du côté de l’entrée.
La corniche denticulaire de Vignole , à-peu-prèssemblable à celle de son ordre Ionique , nousparoît bien peu propre à couronner un ordreComposite. Nous préférons celle de Palladio ,qu’on trouvera planche XXXVIII , figure I, &d’après laquelle nous avons à-peu-près dessinécelle qui fe voit ici figure II, & où nous avons ,comme lui, introduit des modillons à double plate-bande, plus simples que ceux de Tordre Corin-thien , mais plus mâles que ne le font les denti-cules de Vignole , qui en cela s’est éloigné desexemples antiques, puisqu a Tare de Titus à Rome& à celui des Lions à Vérone, on remarque des
(r) Voyez les différents contours de nos frises par Palladio& Philibert Delorme .^rapportés dans le premier volume »■page 144 , planche VII.
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