i6o Cours
licences qu’entraine après foi certe méthode em-ployée par le plus grand nombre de nos Archi-tectes , dont nous allons comparer les productions,d’ailleurs ekimables, avec celles d’aurres Maîtres,qui ont lu le garantir de cette triple applicationdans leurs compositions ; en forte que li plusieursd’entre ces derniers les y ont employés , ce n’aété du moins que pour désigner d’une maniéréplus positive, le caractère qu’ils croyoient devoirdonner à chacun de leurs bâtiments.
Si les trois ordres Grecs , employés dans unemême façade , offrent , en quelque forte , cettedisparité dont nous 'parlons , que doit-il résulterdes ordres Dorique & Ionique, réunis avec leToscan? une dilíònnance plus frappante encore,& contre laquelle Fautorité du Palais du Luxem-bourg , ne peut rien pour les esprits qui saventréfléchir. Trois ordres de même expression , c’est-à-dire, trois ordres délicats, élevés les uns furles autres dans une même façade , comme on leremarque dans l’intérieur de la cour du Louvre ,apportent peut-être moins dc disparité dans lesdiverses parties de la décoration ? mais , d’unautre côté, il en résulte souvent, dans Fordonnancegénérale, une monotonie qui, quoique moinspréjudiciable aux préceptes , que Femploi de plu-sieurs ordres d’expreísion différente, n’est guereplus recevable
Dans les édifices composés de deux étages , &où l’on fait seulement usage de deux ordres ; ilest plus facile fans doute de pallier la disparité,qui naît nécessairement de leurs différentes ex-pressions ; mais il en faut convenir , les rapportsdes pleins avec les vides, la" largeur des entre-colonnements & les diverses hauteurs qu’exige
chacun