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thacun de ces ordres, ne peuvent produire uneArchitecture véritablement régulière.
Si ce que nous avançons n’est pas fans fonde-ment , nous croyons qu’un seul ordre rempliroitmieux l’idée qu’on doit fe former de [ordonnancede Tédifice , qui semble devoir toujours être con-sidéré comme devant appartenir à un même pro-priétaire. Bailleurs il faut s’en souvenir; les ordresne doivent trouver place, que dans les bâtimentsde la plus grande importance ; en forte que lorsmême qu’on est forcé de les composer de plulìeursétages , on ne soit pas pour cela obligé d’y répé-ter les ordres , pouvant convertir le rez - dé-chaussée en soubassement, placer Tordre au pre-mier étage, & donner à ce dernier un Attique,pour couronnement; de maniéré que de cettepréférence donnée au bel étage, naitroit cettesupériorité qui doit dîíiinguer, dés les dehors ,la demeure personnelle du Maître & de fa famille,d’avec celle des personnes qui font attachées àson service.
Nous le répétons, la perfection que les Grecsont su donner à chacun des ordres Doriques ,Ioniques & Corinthiens , dont ils font les inven-teurs, & les tentatives que les Romains ont'faitespour les atteindre dans leurs ordres Toscan &Composite , nous font présumer que les uns & lesautres n’avoient entendu d’abord employer qu’unseul ordre dans chaque édifice : vraiílemblable-ment le désir de multiplier ces aneiens chefs-d’œu-vre , a déterminé nos Architectes à les employésassez généralement les uns au-dessus des autres,tantôt de même genre, tantôt de genres différents,lans avoir trop d’égard à Tefprit de convenance ,& peut-être fans autre but que de désigner dèsTome II. L