d’Architecture. i6z
de nos hôtels dont les ordres font absents. Onreconnoîtra la vérité de ce que nous disons, fi l’oncompare ces Hôtels avec d’aurres où l’on a em-ployé de petits ordres. Ces derniers , dans lesquelson voit un ordre du côté de la cour, tandis qu’iìriy en a point du côté du jardin , offrent uncoup-d’œuil peu satisfaisant. Cet examen pourraaccoutumer nos Eleves , en parcourant les bâ-timents contenus dans les volumes de l’Archite-cture Françoise , à se décider plus précisémentsur ceux de ce Recœuil qu’ils devront imiter ouéviter loríqu’ils auront à traiter la décoration desmaisons particulières d’un certaine considération.
Nous avons avancé que les ordres ne dévoientêtre placés les uns au dessus des autres, ni dansles façades des Palais des Rois, ni dans aucunautre édifice destiné à l’habitation des GrandsSeigneurs. II peut arriver cependant que la né-cessité da bâtir au centre d’une Capitale , dansun terrein peu spacieux exige la réitération deplusieurs étages; mais ne peut - on pas se sou-mettre à cette nécessité, sans être obligé d’éleverautant d’ordres , qu’on est forcé d’élever d’étagesdans le bâtiment. La façade de Versailles , du côtédes jardins , en est un exemple ; & cet exemple ,assez important, peut servir d’autorité pour dé-terminer le caractère distinctif, convenable auxédifices dont nous parlons. Qu’on ne s’y trompepas, ce ne font point les beautés de détail qu’ilfaut d’abord avoir en vue, ce font celles desmasses qui importent ; ce font ces beautés quifrappent, & qui seules font capables de fairehonneur aux talents de l’Architecte. D’ailleursqu’on y réfléchisse , en n’employant qu’un seulordre dans un bâtiment, combien n’éviteroit-onpas de porte-à-faux ; combien de contradictions
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