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M. Le R-oi, & nous verrons que le plus grand nom-bre des ouvrages célébrés que nous rapportent cessavants n’ont aussi qu’un ordre. L’abus d'en éleverplusieurs les uns au-dessus des autres , est donc dûaux modernes , qui n’ont pas toujours assez consi-déré que la marche qui doit conduire un Architectedans les grandes entreprises, n est pas la mêmequi le doit guider dans les occasions d’une moin-dre importance : inattention dont il est résulté,que d’imitation en imitation, cette maniéré vicieu-se de décorer nos bâtiments a prévalu fans distin-ction pour l’espece, le genre & le caractère qu’ilconvient de conserver à chacun. Mais ce qui,selon nous, choque le plus la raison , c’est devoir, qu’oubliant l’expression particulière attri-buée à chaque ordre, plusieurs de nos Archite-ctes , lorsqu’ils ont voulu en élever deux l’un fursature, ont placé le Composite fur le Corinthien ,ou celui-ci fur le Dorique. De tels exemples, il enfaut convenir, ne penvent que nuire auv progrèsde l’Art ; ils renclenr nos jour.es Architectes , moinsséveres dans leurs compositions ; ils leur font négli-ger de remonter à la source , de se rendre comptedes chefs-d’œuvre que nous ont laissés pour mo-delés les anciens Architectes , ainsi que les grandsMaîtres dusiecle précédent, & ceux de nos jours,tandis qu’ils ne devroient jamais oublier qu’il nesuffit pas d’imiter indistinctement tout ce qui seprésente à eux ; qu’étudier ou imiter sont deuxchoses ; que c’est par l’examen réfléchi des ouvra-ges antiques , & la comparaison réitérée qu’ils enferont avec nos plus célébrés ouvrages modernes,qu’ils peuvent devenir de vrais Architectes , &des hommes d’un goût exquis.
Mais enfin supposons quota ne puisse se dis-