d’Architecture. 171autres; examinons à présent, & plus particulière-ment encore, les divers inconvénients qui en résul-tent. Le premier , & peut-être le plus considérablede tous, regarde l’espacement de leurs entrecolon-nements ; car il est aisé de remarquer que leurhauteur devenant moins considérable , à cause duracourcissement de chaque ordre , il acquiert aufliun peu plus de largeur par la diminution du dia-mètre des colonnes, qui se rétrécit toujours àfur & mesure quelles s’élevent les unes fur Jes au-tres ; c’est pourquoi l’entrecolonnement Dorique L,figure II, fera de seize modules de hauteur, noncompris le socle de trois pieds, qui lui tient lieude piédestal, & de dix modules six minutes delargeur, pendant que sentrecolonnement IoniqueM, n’aura de hauteur que quinze modules , noncompris son socle, sur dix modules dix minutes,& qu’enfin sentrecolonnement N, n’aura de hau-teur que quatorze modules fur onze modules deuxminutes de largeur; d’oii il doit résulter que laproportion des arcades , placées l’une fur saturedans chacun de ces entrecolonnements , n’auraaucune relation avec l’exprestion particulière dechaque ordre, à l’exception de l’arcade Dorique.D’ailleurs on doit remarquer encore , que leurspieds-droits deviennent plus pesants , à mesurequ’ils appartiennent à des ordres dune proportionplus légere ; défaut contraire aux préceptes del’Art ; enfin un autre défaut qui détruit la propor-tion que doit avoir chacune de ces arcades, c’estque les appuis ou balustrades placées en avant& au bas des arcades supérieures, masquent unepartie de leur hauteur réelle : imperfection quine peut s’éviter qu’en préférant , dans les deuxétages d’en haut, des croisées PQ, aux arcades
Schliessen