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qui doit servir d’excuse au peu d’espace quelleoccupe ; l’ordonnance & la disposition de cetteplace n’en doivent pas moins servir d’exemple ànos Eleves.
Ce qui fait donner à ces places le nom dePlaces Royales , ce font les figures équestres oupédestres de nos Rois qu’on y eleve : nous pensonsque ces dernieres doivent être préférées lorlqu’ils’agit de préconiser les vertus pacifiques du Prince,& les équestres lorsqu’il s’agit de célébrer la va-leur des Héros ; que dans ce dernier cas, ils doi-vent être vêtus cî’une maniéré conforme à l’habil-lement qu’ils portent à la tête de leurs armées, &non à la Romaine ; que dans le premier les statuespédestres doivent être chargées d une draperie sem-blable à celle du Monarque dans les cérémoniesd’éclat. Cette idée n’est pas neuve, d’autres Auteursl’ont eue avant nous ; mais c’est peut-être ici l’oc-casion d’appuyeríur cet objet, plus intéressant qu’onne s’imagine ordinairement : qu’on y réfléchisse, le
costume observé dans la puiparr des statues &des bas reliefs antiques n’a pas peu servi à éclai-rer certains faits historiques que la nuit des tempsauroit laissé ignorer à nos Ecrivains ; (bailleurs onfait que lorsque les Grecs ont voulu perpétuer lesouvenir de leurs grands princes, ou de leurs Con-citoyens révérés, ils n’ont eu garde de draperleurs statues à la maniéré Egyptienne ; les Romainsà leur tour, ont souvent évité de suivre dans l’atti-tude& le vêtement des statues de leurs Empereurs,le style des Grecs. Pourquoi n’en pas user à cetégard comme eux ? Pourquoi nos mœurs , noswiages, nos armures , n etant pas les mêmes quecelles des Nations qui nous ont précédés, ne cher-cherions-nous pas à produire dans les statues dont