d’Architecture, 259nous parlons, des chefs-d’œuvre d’un autre genre,plutôt que de froides copies : imitation servile ,nous osons le dire ici, qui nous tiendra toujoursau-dessous de nos modelés, & ne présentera quetrès-imparfaitement aux siécles à venir, ce que peutle génie de nos Artistes qui, en toute autre occa-sion , donne le ton aux Peuples de l’Europe, oùles beaux Arts font en vigueur.
La statue pédestre qu’on voit à la Place des Vic-toires est fans contredit de toutes nos statues héroï-ques celle qui nous paroît la plus convenable, &dont la draperie nous semble la plus relative aumotif qui l’a fait ériger. Les statues pédestres deTrajan & d’Antonin à Rome, font non-feulementpour nous autant d’autoriîés ; mais on peut re-marquer que presque toutes celles qui viennentd’être jetées en fonte ou exécutées en marbre dansla plupart des Capitales de nos Provinces , fontpédestres , & que leurs attributs font puisésdans les vertus du Héros ou analogues au com-merce , à la navigation , aux sciences, aux arts,qui fleurissent dans ces différentes Cités. D’ailleursles statues pédestres ou équestres, font-elles lesseules qui puissent nous offrir la représentation duPrince ? Pourquoi ne les plaçeroit-on pas fur n nTrône, dont les gradins l’éleveroient au-dessus dufol où circule le Peuple? fy) Pourquoi encore en-tourer ces monuments de grilles de fer, dont lafutilité s’accorde mal avec la dignité du sujet ?
(y) On a proposé, pour la Place de l’Hôtel-de - Ville deRouen , d'élever la statue du Prince , qui doit être placée aucentre íur un bouclier portée par des Soldats : cette idée estheureuse , mais elle ne nous paroît pas propre à être exécutéepour un monument durable. Car quelque idée que nous nous
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