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Ces sortes de monuments de magnificence, fontpeu d’ufage chez nous , quoiqu’il s’en voie undans Arles, dont nous avons aussi parlé ; on nene les éleve guère que pour futilité , tels qu’ils’en remarque, exécutés seulement en pierre , surnos grands chemins ou dans nos forêts , commedans celle de Fontainebleau, dans le bois de Bou-logne , dans celui de Vincennes & ailleurs. Lahauteur de ces sortes de monuments, comparéeà leur largeur , a paru jusqu’à présent allez arbi-traire à nos Architectes. Si cependant il s’agissoicd’élever un de ces Obélisques pour la magnifi-cence , ou tout de marbre , ou seulement parincrustation , nous estimons qu’il seroit intéressantpour les Artistes qui en seroient chargés, de ne pasignorer la dimension que leur donnoient les an-ciens. Voici ce que rapporte à ce sujet M. Savé-rien ; savoir que leur élévation avoir, dans presquetoutes les occasions , neuf ou dix fois la largeur deleur base , & que leur sommet étoit réduit à lamoitié au moins, ou aux trois-quarts au plus decette même base.
Quelques Architectes ont fait entrer l’applica-tion des Obélisques dans l’ordonnance de la dé-coration de leurs édifices. François Maníard en afait usage au frontispice de i’Eglise des Feuillants ;M. Cartaud à celui de l’Eglife des Petits Peres ;François Bìondel a pratiqué des pyramides en bas-reliefà la principale décoration de fa porte S.Denis.Plusieurs de nos célébrés Sculpteurs les ont aussiemployés dans la décoration des Cénotaphes , telsqu’il s’en voit dans la Chapelle d’Orléans aux Cé-lestins, D’après ces divers exemples , nous obser-verons que les Obélisques étant destinés tantôt àperpétuer la mémoire des Héros, tantôt consacrés