d’Architecture. r6zâ la Religion, & ayant dans l’un ou dans l’autrecas pour objet de présenter au spectateur l'idée de1’immortalité ; il saudroit, dans le premier, ne lesemployer qu’en grand, isolés & dans des lieux spa-cieux , tAs que ceux qu’on volt en Italie ; dans lesecond, les préférer en bas-relief, pour éviter ici deconfondre la réalité avec l’iinage , & ne pas faireusage du même genre de décoration dans desédifices de genres différents : attentions auxquelleson ne réfléchit peut-être pas affez ; ce qui nousfait remarquer tous les jours des attributs pro-phanes , appliqués aux monuments sacrés, &les attributs sacrés, aux simples édifices d’habita-tion. Dans ces derniers , au-lieu d’employer desObélisques ou Pyramides, symboles de la gloiredes Princes, nous leur préférerions une colonnehéroïque, chargée de bas-reliefs, comme cellede Trajan, qui indiqueroit les principaux exploitsdu Héros-, & dont la statue couronnèrent le mo-nument , au pied du quel nous placerions unefontaine qui contribueroit à annoncer l’abondanceque le Prince doit répandre fur ses peuples ; autre-ment les Obélisques, nous osons le dire ici , nepeuvent jamais passer pour un ouvrage du génie,mais seulement comme une grande entreprise qu’iln’appartenoit qu’aux Romains de mettre en œuvre,après avoir dépouillé les Nations qu’ils avoientvaincues, mais qui chez nous fera toujours fansmérite , faute des matières précieuses qui en fai-foient tout le prix.
Des Théâtres.
Rien ne contribue tant à la magnificence des-rdtés, que les Théâtres publics : ces édificesdoivent annoncer par leur grandeur & leurs dií~
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