J Cours*
tnonstrations convaincantes en faveur des pro-portions de l’Architecture ; que ne rien innoverest une timidité ; que le génie est fait pour prendrel'essor ; que c’est l’astervir que de le soumettreLtux sentiments de ceux qui nous ont précédés,&c.
Voici ce que nous leur répondrons avec Vitruve,& d’après le lentiment de François Blondel : ques’il n’existe point de démonstration satisfaisantequi prouve strictement la nécésiìté des propor-tions dans l’Architecture ; il n’en est certainementpas non plus qui prouve le contraire , & quecelles observées par les plus habiles Architectes,& qui font regardées par les hommes superficielscomme arbitraires, n’en font pas moins la causeprincipale du plaisir qu'ils éprouvent en les exa-minant, & de la perfection qu’ils remarquentdans les édifices les plus approuvés , quoiqueleurs Auteurs ne nous aient pas toujours renducompte des procédés qu’ils ont employés pour yparvenir. Combien effectivement de découvertesïie le sent-elles pas faites , & dans les Sciences& dans les Arts , qui n’avoient pas eu d’abordle poids dune démonstration évidente ? Cette réfle-xion peut s’appliqueràl’Architecture , non qtie cesgrands Architectes aient ignoré les proportionsdont nous voulons parler , mais seulement parcequ’ils ont négligé de nous rendre compte desmoyens qui les y ont fait parvenir par degrés.En effet, remarquant dans les oeuvres des grandsMaîtres, des ordonnances d’Architecture tout à-fait satisfaisantes , tandis que celles des Archite-ctes moins habiles ne causent pas , à beaucoupprès , la même satisfaction , il est facile de conce-yeir j qué les rapports & les exactes proportions,