í’Architecture.
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CHAPITRE II.
Des Licences et des Abus de f Art.
? L s’est introduit de tout temps des licences dansl’Architecture , & presque toujours on a vu ces mê-mes licences dégénérer en abus entre les mains deshommes médiocres, parce qu’il n’appartient qu’auxgrands Maîtres d’en faire usage , eux seuls sachantles employer de maniéré quelles relèvent souventles beautés, linon de l’ensemble, du moins des prin-cipales parties de l’édifice. Au contraire,les Artillessubalternes, ignorant les vrais principes de l’Art,en font parade fans nécessité , & croient montrerdu génie ; mais pour lors ils ne présentent plus auxyeux des spectateurs que leur inexpérience ouune imitation indiscrète des licences qui se trou-vent quelquefois répandues dans les productions,même les plus approuvées.
Traitons donc ici des licences & des abus ,puisque les premieres font reconnues souventindispensables , fur - tout depuis que nous cher-chons à réunir plus particulièrement, que nel'snt soit nos prédécesseurs , la décoration , ladistribution & la construction : réunion qui seremarque rarement dans les ouvrages du dernierlîecle , quoiqu’elle feule forme la science du véri-table Architecte. A l’égard des abus, nous nousgarderons bien de les confondre avec les licencesdont nous voulons parler ; ces dernieres fontquelquefois éclore des beautés d’un certain genre ;