d*Architecture. 13
me dans la Musique , de l’harmonie ; aussi nedoit-on point être étonné si les hommes douésd’une heureuse intelligence, & qui ont des notionsdes .Sciences & des Beaux-Arts fans en avoir abso-lument approfondi les réglés , fe trouvent affectésà l’afpect de tel ou tel édifice élevé suivant lesréglés fondamentales; parce que les connoiífancesgénérales qu’ils ont acquises, les portent , fansqu’ils puissent trop en rendre raison, à estimer unédifice qui fe trouve bâti d'après les plus grandsmodelés , & à mésestimer celui qui n’est élevéque par l’oubli des préceptes.
Si l'Amateur, par un examen réfléchi, parvientà demêler les beautés que produisent les pro-portions dans l'Architecture , combien à plus forteraison l’Eleve, supposé instruit de la théorie del’Architecture, ne doit-il pas s’attacher à décou-vrir les routes différentes qu’ont tenues les grandsMaîtres dans leurs ouvrages les plus importants?Combien ne doit-il pas s’appliquer à mesurer exa-ctement les divers genres d’édifices , soit sacrés ,soit publics, soit particuliers , & peut - être ccux-mêmes qu’il ne peut approuver raisonnablement,afin de perfectionner par-là son goût & fes con-noissances , fans lesquels il ne peut jamais juger dumérite de fes propres productions , ni apprécierà leur juste valeur, les chefs-d’œuvre des hommeshabiles , ni les ouvrages médiocres ?
Nous recommandons donc à nos Elevés d’exa-miner avec soin nos édifices François , d’aborddans leRecœuilde l’Architecture Françoise, ensuiteau pied des bâtiments les plus importants , commel’étude la plus intéressante pour apprendre à jugerdes beautés ou des difformités qui fe remarquentdans la plupart des productions de nos jours. Qu’ils