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Tome troisième.
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46 Cours

Piace , & que du moins les doubles ouverturesqui íont compriles dans fa hauteur , lervent àannoncer l’ufage intérieur des bâtiments particu-liers , auxquels cette grande ordonnance sert demur de face. Par-tout ailleurs, au contraire, ceferoit , ce semble , vouloir donner à entendre,que la décoration extérieure d’un édifice, auroitété , dans son origine, commencée pour délì-gner un monument public, & que dans la fuiteayant passé à des Citoyens du fécond ordre , ilsfe leroient trouvés forcés, par économie, de sub-diviser intérieurement la hauteur des étages.

D’ailleurs on ne peut fe le dissimuler , il fautde fortes raisons pour employer les ordres colos-saux dans la décoration des bâtiments d’habita-tion. Personne n'ignore Timpossxbilifé de concilierles rapports que doit avoir l’ouverture des portes& des croisées, avec celle du diamètre de l’ordrecolossal, qui n’est appelé tel que parce qu’il semblen’avoir aucune correspondance avec toutes lesautres parties de l’ordonnance. En effet i°, Quel-que grandeur qu on veuille donner à un ordre ,on n’en est pas moins obligé , par rapport à lasolidité, d’en rapprocher les colonnes assez prèsles unes des autres, à cause de la portée desarchitraves: 2° Ce rapprochement de colonnes,laisse à peine un espace suffisant pour y placerconvenablement des portes & des croisées ; deforte que dans de tels édifices on remarque quel-quefois que la largeur des ouvertures égale feu-lement le diamètre de Tordre. Qu’on juge de làde l’imperfection d’une telle ordonnance. Nousle répétons , presque tous les bâtiments élevésen ce genre, nous ont paru avoir cet inconvé-nient ; il feroit peut-être plus intéressant qu’on