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ne relèverons point ici cette erreur. Nous avonssuffisamment prouvé ailleurs la fausseté de cetteassertion. Les Architectes qui sont soutenue , nesauroient pas avancée, s’ils eussent voulu comparercette production de Perrault, avec le magnifiquearc de triomphe du Trône, dont il a été auííìl’Architecte , & que nous avons rapporté, deuxiè-me volume de ce Cours , page 106 , plancheXXXIX , absolument du même style que sordon-nance du péristyle.
Quoi qu’il en soit, disons que cet ouvrage doitêtre regardé , non-í'eulement comme le triomphede s Architecture & de la Sculpture ; mais encorecomme le chef-d’œuvre de l’Art, pour la hardiessede la construction. En eft'et, rien de fi régulierque Tordre d’Architecture qui y préside, rien desi intéressant que les membres qui l’accompagnent ;point d’ornements mieux entendus que ceux distri-bués dans toute cette ordonnance ; enfin rien desi magnifique que fa construction : tout y est noble,imposant. Tels font les grands traits qui caracté-risent cet édifice ; tel est le sentiment qu’en doi-vent porter les Connoisseurs , après savoir examinésous son véritable point de vue ; mais considérons-le à présent comme Architecte. ^
D’abord la grandeur de s Architecture de ceFrontispice, frappe , étonne sans doute ; mais ceprestige cesse, quand des dehors on vient à passerdans la cour de ce Palais, où son ne remarqueplus que de petits ordres distribués dans les troisétages qui en composent les façades. Quoique cetteobservation ne soit pas fans fondement, il sautconvenir que Perrault s’est déterminé à cette idées ublime, excité par le zèle de Colbert , & la puis-sance alors lans bornes de Louis le Grand ; que