d’Architecture. 95
ordre, cette corniche étant fort au - dessous desidées sublimes de Manl'ard : tant il est vrai qu’iléchappe aux plus grands hommes des imperfectionsqui ne font pardonnables, que parce qu'ils laventles racheter par des beautés qui les effacent pourainsi dire : c’est ce qui n’arrive point, ou que rare-ment aux Architectes subalternes ; presque tou-jours , faute des connoissances des vraies beautésde l’Art, ils imitent de leurs prédécesseurs ce qu’il
Í r a de moins estimable dans leurs ouvrages. D’ail-eurs cette corniche circulaire est d’autant moinsheureuse ici, que l’écusson quelle contient estd’un dessin lourd & pesant, & que par la suppres-sion de Tune & de 1 ’autre, il seroit résulté un enta-blement continu qui auroit pu être beaucoup mieuxterminé par une balustrade.
On devra aussi trouver la hauteur des comblestrop considérable : nous avons remarqué, deuxiemevolume, page 246, que les toitures nous paroif-foient devoir caractériser les châteaux ; nous per-sistons à être de cet avis : mais il s'en faut bien quenous approuvions que leur hauteur surpasse jamaisle tiers du bâtiment, comme cela fe voit ici ; ouce qui est pire encore , la hauteur de l’édifice,comme on le remarque à l’ancien Château deMeudon. Celles du Château de Maisons du moins,quoique fort élevées , nous paroissien t dans unrapport bien plus satisfaisant avec la hauteur desfaçades , ainsi qu’on le peut observer dans laplanche précédente.
Malgré ces remarques impartiales, nous répé-terons que tout l’enlemble de ce dessin annonce lacomposition d’un grand Maître , que la Sculptureen est supérieure, & les profils excellents , ainsique tous ceux que cet Architecte célébré a em-