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maniéré, que de ses appartements à rez-de-chaussée,on jouit d une vue qui n’a guère de rivale aux en-virons de cette Capitale , que celle du Châteaude Meudon : en effet, quels beaux dehors ! quellefertilité frappe les yeux de toute parts dans lescampagnes voisines de Montmorenci ! tout, jus-qu’aux terrasses basses des jardins de ce Château,semble se réunir avec les environs. Ici l’art parolefous le voile de la retenue ; là l’agriculture est riante& parée ; des vallées assez profondes font rache-tées par des pentes insensibles: plus loin on remar-que des montagnes peu escarpées , des maiíons decampagne qui montrent à découvert leurs jardinsde propreté ; on apperçoit un lac d’eau vive, desarbres fruitiers disperíés par le cultivateur avecun beau désordre. La riviere de Seine, qui ser-pente non loin des murs du Château ; des Villa-ges , des Hameaux & des Villes , forment autantd’objets qui semblent se disputer l’avantage des’offrir aux regards des Etrangers, attirés par legoût & l'urbaniré des propriétaires.
Que de génie ne remarque-1-on pas dans ladistribution des terrasses hautes & des eaux jaillis-santes qui les embellissent. Avec quel art Le Brunn’a-t-il pas su vaincre le sol montueux du ter-rein ! quel beau couvert ! quelle agréable fraîcheuroffre cette promenade , qui, par le spectacle sédui-sant qu’elle présente , semble dédommager l’ama-teur de la peine qu’il a prise de la parcourir 1 O11est pareillement flatté de rheureuse disposition dubâtiment de l’Orangerie , exécutée sur les dessinsd’Openort, ainsi que du petit Château que Le Brun-avoit fait bâtir près de cette Orangerie , en faced’une grotte , anciennement le plus beau lieu dumonde. Au-dessus de cette grotte & un peu plus
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