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Tome troisième.
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io8 Cours

deux objets si intéressants ; de maniéré qu’il feuebeaucoup d’expérience , de jugement & de goût,pour oser déterminer laquelle des deux parties ,extérieure ou intérieure, on doit sacrifier, afin desatisfaire à la solidité. Quoi qu’il en soit, à l’exce-ption d’une restauration qui jamais ne doit êtrejugée à la rigueur, c’est toujours un très-grandmai, l'ur-tout lorsqu’il s’agit de la décoration d’unPalais, d’une maison Royale ou d’un grand Hôtel,d’exposer aux yeux des Spectateurs les vices del’Art , fous prétexte de n’avoir pu vaincre ladifficulté de la symétrie dans les dedans , ou lanécessité de l’économie dans la bâtisse.

Nous remarquerons encore , que la largeur decet avant-corps a procuré trop de base au fronton;peut-être que pour remédier à cet inconvénient,il auroit fallu fixer ce fronton fur la seconde co-lonne d’angle ; ce que M. de Lamaire n’a sans doutepas voulu faire , parce que ses colonnes intermé-diaires restant accouplées , celles des extrémitésferoient devenues solitaires, comme Le Veau l’aose faire à son portique de Vincennes , qui nepeut être une autorité.

Nous relèverons ici l’abus , selon nous, de con-tinuer les impostes entre les colonnes accouplées ;il semble devoir suffire de les exprimer dans lespieds-droits, par la néceffité où ils font de porter lesarchivoltes : par-tout ailleurs elles ne servent qu’àdiviser mal-à-propos, & la hauteur de l’étage, &la tige verticale des colonnes. Nous remarqueronsencore comme un abus, d’avoir préféré ici lesbalcons de fer aux balustrades qui auroient dû êtreplacées dans la hauteur des retraites, qui portentau premier étage le deuxieme ordre ; les balconsne pouvant trouver place raisonnablement dans