d’Architecture. 117les copies des productions de iMichel-Ange , maiscelles des Bramantes & des Boromini, fous prétexteque ces Maîtres ayant eu quelque célébrité eaItalie, leurs ouvrages doivent produire chez nous lamême effet, & servir une seconde fois de modelsà n os Eleves. Sans doute les prétendus imitateursde ces anciens ouvrages, nous diront : Mais , sivous croyez ces compositions foibles , pourquoi,après avoir condamné d’Aviler de les avoir inférrées dans son ouvrage , les reproduire dans cecorps de Leçons? Voici notre réponse: premiè-rement ces productions ne font que foibles, &elles font celles d’un grand Maître : secondement,comme nous venons de le dire, il faut accoutumerles jeunes gens à remonter à la source de l’Art.
II est peut - être plus intéressant qu’on ne«'imagine, de faire éclore l’efprit de comparai-son aux Eleves, & de les engager à méditerfur les différents âges de l’Architecture , & furses progrès. Or , si ce que nous venons d’a-vancer n’est pas fans fondement, nous prionsla plus faine partie de nos Lecteurs, épris desbons ouvrages de Michel-Ange, comme touthomme éclairé doit l’être , de nou%. passer les re-marques que nous croyons devoir faire ici, noncomme autant de critiques, mais comme des ob-servations qui puissent rendre nos Eleves plusféveres dans leurs compositions. Passons donc àces remarques, que d’ailleurs nous soumettonsbien volontiers aux véritables Maîtres de l'Art »n’ayant pas prétendu, connoistant nos forces ,faire un livre parfait, mais tenter feulement de lerendre utile pour ceux auxquels il est destiné.
L’ouverture de la porte plein-cintre de la plan-che X X , dont nous donnons la description,