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retiennent que les écarts , & dès là ne produisentque des médiocrités.
Au-dessus de l’entablement de Tordre Dorique,s’éíeve une balustrade , fur la tablette des piéde-staux de laquelle, & à plomb de chaque pilastre,est placée une figure assise d’un assez bon choix.Cette maniéré est ingénieuse & pittoresque, maiselle ne peut guère être suivie ; elle doit être re-gardée comme la hardiesse d’un homme de goût,qu’il n’auroit peut-être pas répétée dans une àutreoccasion. M. de La Maire voulut Timiter dans lacour de THôtel de Soubise ; mais ce fut fans suc-cès : & l’on peut dire que les figures n’y font passupportables. Nous le répétons à nos Eleves ; ilne suffit pas de vouloir faire ce que les autresetnt fait;» on doit savoir que même les meilleuresc noies dégénèrent entre les mains des copistes;& qu’à moins de savoir s’approprier les penséesd’auirui, il vaut mieux créer avec un certain effort,que de vouloir imiter des compositions qui souventne sont tolérées, & ne font bien, que par leur cara-ctère (ì’originalité, & que lorfqu’elles font amenéespour satisfaire à Teffet général : effet qui contribueseul à mettre le sceau de Fimmortalité à un ouvra-ge d’Architecture, par le ministère du Sculpteurhabile , que TArchitecte sait appeler à les besoins.
Porte de l'Hôtel de Soubije.
La planche XXIV nous donne la décora-tion de la Porte de Tentrée principale de THôtelde Soubise, bâti sur les destins de M. de La Maire,dont nous avons parlé dans ce volume, page 106,en décrivant Tavant-corps du côté de la cour decet Hôtel. Cette Porte, d’ordre Composite } n’est