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ment lorsque moins habile on ne s’occupe qúe dsla régularité tlu fol, ou que même on en lait assezpour conduire régulièrement son projet jufqu’à l’en-tablement, la partie du couronnement qui n’avoitété conçue ni prévue , reste Imparfaite ; ou bienl’on est forcé d’avoir recours au ministère de laSculpture, pour masquer, autant qu’il est possible,ce que l’Architecture a de vicieux, ainsi qu’on leremarque dans le plus grand nombre des Portesqui donnent entrée à nos édifices d’importance.
Nous avons condamné plus dune fois l’usagequ’on fait des colonnes engagées; ici ce moyenfembloit nécessaire. Le # s colonnes d’angie paroif-fant solitaires , il étoit essenciel que la saillie dela plate-bande de l’architrave fût peu considérable;infailliblement elle l’auroit été trop, si les colon-nes eussent été isolées , parce qu’elle n’auroit étésoutenue dans chacune de ses extrémités , que parun seul point d’appui. D’ailleurs par là les pieds-droits de la Porte paroissent moins caverneux ,les ombres sont moins fortes , & par cet expé-dient l’ordonnance présente une simplicité qui s’ac-corde on ne peut pas mieux, & avec l’expres-ston Dorique, & avec le genre de l’édifice auquelcette Porte donne, entrée.
Tel est le parti que savent prendre les grandshommes, fans s’écarter trop des préceptes fonda-mentaux de l’Art; en mettant en usage toutes sesressources, ils savent ce qu’il leur est permis dehasarder , de soustraire ou d’ajouter; & par uneinfinité de combinaisons, ils enfantent des chefs-d’œuvre en plus d’un genre, tandis que chez lesArchitectes ordinaires, la licence ou la téméritéprend la place du raisonnement ; d’où il résulte tantde compositions bisarres, qui, loin d’annoncer le