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Tome troisième.
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1^8 Cours

rendre le principal entrecolonnement un peu large,non qu’ici le l'ofite de ì’architrave ne puisse sesoutenir en l’air ; mais ii ne s’agit pas toujours deviser simplement à la solidité, ii faut contenterl’oeuil : or jamais il ne peut être satisfait, lorsqueles entrecolonnements paroissent trop considéra-bles , comparés avec leur hauteur , ainsi qu’onpeut Tobserver dans les ordres supérieurs duPalais des Tuileries, de la cour du Vieux-Louvre,du Portail de TEgiife de Saint - Gervais, &c.

Pour éviter un tel inconvénient, lorsqu’on a undessin de Porte à faire, & que la largeur de sabaie est prescrite par Tissage de l’édifice, que lahauteur des planchers est donnée, & que ces en-traves ne peuvent corriger Timperfection dontnous parlons, nous n’y voyons d’autre remèdeque de terminer le sommet de l’ouverture en plate-bande, parce qu’alors on peut donner moins àl’entrecoionnement ; mais nous persistons à croireque lorsque les ordres ont assez de hauteur, ouque les entrecolonnements n’auront qu’une largeurconvenable , on fera bien de préférer les ouverturesplein-cintre à celles en plates-bandes, & de con-server ces dernieres pour les croisées des façades.

Au reste, nous avons pensé que lorsque lesentrecolonnements un peu considérables sont denécessité, il convient d’accoupler les colonnes ;au-lieu qu’en toute autre circonstance on doitpréférer les colonnes groupées, ainsi qu’en a uséM. Franque à la Porte du Séminaire de Bourges,rapportée précédemment planche XXV , ce quenous n’avons pu faire dans celle dont nous par-lons, parce que le fronton auroir eu trop peude baie, & que Tailleurs son tympan est destinéà recevoir des armoiries d’un certain volume.