D’A R C H I T E C T U R E. l6l
Colonnes, qui se trouvent engagées d’un demi-diamètre dans le nu du mur , & qui font élevéesfur un l'ocle, de quelque choie de plus qu’un mo-dule , placé nu-dessus du pié'dessal, qui a déja dehauteur les deux septièmes de Tordre, & qui sertde balustrade d’appui à cette ouverture. Qu’ony prenne garde, nous croyons que cette doubleapplication de membres de même espèce ne sertqu a rendre Tordre chétif ; il est couronné (Tail-leurs par un entablement, qui , quoique réduitentre le quart & le cinquième , ne s’en trouvepas moins amorti par un fronton circulaire quidétruit, pour ainsi dire, la dignité de cette compo-sition.
La balustrade réussit assez bien dans ce dessin,& elle étoit nécessaire au bas de cette ouverture:autrement la hauteur feroit devenue trop considé-rable par rapport à fa largeur, étant terminée parune plate-bande. Dn doit le ressouvenir que dansles définitions du premier volume de cet ouvrage,nous avons remarqué qu’à hauteur égale , uneouverture à plate-bande devoit avoir un peu plusde largeur que celle terminée en plein-cintre,parce que celle-ci présentant moins de vide , de-voir recevoir moins de diamètre, afin de rendreleur rapport moins dissemblable dans la décora-tion des bâtiments. Onpourroií remarquer encoie,que les pieds - droits placés dans les angles decette balustrade , paroissent un peu foibles : tantil est vrai qu’il ne íufsit pas de placer des membresessenciels à un corps d’Architecture ; mais que legrand art consiste à leur procurer la correspon-dance qu’ils doivent avoir les uns avec les autres.
Nous désirons très-sincèrement que les obser-vations que nous venons de faire fur cet exempleTome III, L