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Au reste, en ne peut disconvenir, que cetteCroiíée ne soit d’un excellent genre , qu’elle nesoit couronnée avantageusement, & que les pila-stres ou arriere-corps qui règnent à côté de cespiéds-droits , ne l’acotent très - convenablement ;peut-être néanmoins pourroit-on desirer que latable pratiquée dans ces corps intermédiaires eûtété saillante, au-lieu dette rentrante, ainsiqu’onpourra le rem rquer par le profil A exprimé dansîa planche XXXV, qui donne la plus grande partiedes développements de cette Croisée. Lorsqu’onenferme une Croisée acotée , couronnée ou ac-compagnée de quelque corps saillant, dans uneniche quarrée, ainsi que dans ce Palais, ou bienentre des pilastres , comme on le volt dans laplus grande partie de nos édifices , il est inté-ressant , selon nous , de faire ensorte que la sailliedes pilastres devienne assez forte, ou la profondeurdes niches assez considérable, pour que les mem-bres qui ornent cette Croisée ne désafleurent jamaisle nu du mur ; car il paroît que ceux-ci doiventêtre contenus dans les corps saillants qui leur fer-vent d’encastrement ; & il est indispensable alors ,que le contenant soit plus grand que le contenu.II est vrai que la plupart des anciens ont négligécette réglé, & qu’elle a échappé à presque tousnos modernes : le Vieux-Louvre, le Portail del’Eglise de Saint-Gervais , les Places de Vendôme& des Victoires nous offrent cette négligence ;niais il n’en est pas moins certain qu’il ne nousest plus permis de tomber dans cet écart, quiblesse la vraissemblance ; que pour cela il convient,dès ìs composition de Ion plan , de réfléchir furl’épaisseur qu’on doit donner aux murs de face, àraison du plus ou du moins d'importance de l’édi-