d’Architecture 175
fice , & selon le genre de la décoration acceptéepour íes façades ; ce qui est d’autant plus raison-nable, qu’il n’arrive guère, ou même qu’il ne doitjamais arriver , qu’on décore juíqu’à un certainpoint les ouvertures d’un bâtiment particulier ,soit à cause de l’économie qu’il convient demettre dans son ordonnance , soit à cause decelle qu’on doit employer pour sa construction :au - lieu que dans les Palais ou dans les maisonsRoyales , ces coníidérations n’ayant plus lieu ,point d’excuse pour l’Architecte , li dans le dé-but de son projet il ne sait estimer préliminaire-ment le relief des corps, & d’après eux, fixer l’é-paisseur qu’il doit donner à ses murs.
Nous ne nous sentons guère portés à admirerles espèces de cannelures placées dans les consolesqui soutiennent la corniche qui couronne cetteCroisée ; elles ont trop de mouvement, & nousparoistent trop découpées. Nous n’aimons pas nonplus la bandelette, ni les gouttes qui semblent se pé-nétrer dans le chambranle par l’une de leurs extré-mités. Sans doute ce font de petites erreurs, quecelles que nous relevons ; mais elles n’en fontpas moins des erreurs qui doivent apprendre ànos jeunes Artistes , que, puisqu’elles lònt échap-pées à un grand Maitre , ils commettront desfautes fans nombre, lorsque, livrés á eux-mêmes,ils se permettront toutes les formes que leur ima-gination leur suggérera, sous le vain prétexte qu«les ouvrages de leurs prédéceslèurs ne font pastoujours exempts de licences.
Si nous avions à employer cette Croisée duLuxembourg, qui certainement peut palier pourun excellent modele, nous l’imiterions seulementdans fa plate-bande , dans son chambranle & dans