D’A R C H I T E C T U R E. lyr
que François Mansard a souvent employé au-dessus de les amortissements , auroit produit unmeilleur eíFet, s’il eût été réduit à moitié.
Nous ne sommes pas partisans des tables deforme rectangulaire , lorsqu’elles se trouvent pla-cées , comme ici, au-dessus d’une archivolte : autrechose est de les introduire dans ces décorations,lorsque les Niches circulaires se trouvent encastréesdans des renfoncements formées par deux alettes,& un linteau. Ces Niches font connues assez géné-ralement fous le nom de Niches quarrées , parcsquelles ressemblent assez, à leur profondeur près ,aux Niches dont le plan ni le sommet ne sontdéterminés par un demi-cercle. Mais dans les deuxexemples tracés fur cette planche, les entrepilastresn’ont pas assez d’écartement pour qu’on puisse y insé-rer le renfoncement dont nous parlons ; & ss l'oneût voulu l’y admettre, les Niches alors seroientdevenues trop petites pour contenir des statuesqui eussent pu conserver à-peu-près le tiers de lahauteur de Tordre : rapport dont nous avons déjaparlé dans nos définitions , & dont nous traiteronsbientôt plus particulièrement. Dans cette tableest placée une draperie d’une très-belle exécution,ainsi que toute la sculpture distribuée dans lesfaçades de ce Château. Nous serions peut-êtrebien fondés à demander ce que signifie cette drape-rie ; on nous répondra, à faire richesse. Oui, fansdoute ; mais suffit-il de placer des ornements dansla feule idée de remplir cet objet ? Non ; il faut,pour qu’ils fassent beauté, que non-feulement ilssoient relatifs au genre du bâtiment, mais encorequ’ils fervent d’emblême aux statues placées dansles Niches ; autrement, comme nous savons ditailleurs , tout ornement qui n’est qu’ornement,est inutile & superflu.