d’Architecture. 197
ne saurions souscrire à ces différentes considéra*rions, non plus qu’au parti qu’il a pris de fairecontinuer au-desi'ous de cette table inférieure * lesmoulures de la baie de Tordre ; ce qu’il a néan-moins observé dans tous les petits entrecoionne-ments du rez-de - chaussée & du premier étage :cette continuité est contre toute idée de vraisem-blance ; on n’auroit pas dû Timiter dans le nouvelétage ajouté depuis à cet édifice; c’est un exem-ple qu’il faut bien se garder de suivre, les ordresqui donnent le ton à l’ordonnance, devant préé-miner seuls dans la décoration. L’Architecte nedoit jamais se permettre cette continuité d’unecolonne à l’autre ; elle ne montre tout au plus,dans ses productions , qu’une abondante stérilité,condamnable à tous égards. Ces bases ainsi con-tinuées , ne sont pas plus tolérables que le seroitla continuité des chapiteaux dans les entrecolon-nements. On s’est quelquefois permis cet abus decontinuer les chapiteaux dans les étages attiques ,comme on le remarque à la façade de Versailles ,au Palais du Luxembourg & ailleurs ; mais ce sontautant d’exemples à éviter , quoique ces sortesd’étages n’exigent pas, à beaucoup près , la sévé-rité qu’on doit observer dans ceux où les ordresréguliers président.
Au-dessus de la table supérieure de cette Niche,est sculpté un croissant , enlacé de deux branchesde laurier en sautoir : au - dessus de ce croissanton remarque une couronne royale ; elle occupela distance qui se rencontre entre la corniche dela table , & la continuité de l’astragale d’une co-lonne à l’autre. Nous n’approuvons pas plus cetastragale que les moulures des bases que nouávenons de condamner, & qui se remarquent néan-
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