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croyons l’entrevoir : la plupart des Décorateurs,( car nous n’entendons pas parler ici des vraisArchitectes ) la plupart des Décorateurs , disons-nous , séduits par la facilité de leur crayon ou decelui d’autrui, s’abufent fur la véritable forme desornements, fur la prudence qu ils devroient ob-server dans l’emploi des statues , des figures & desbas-reliefs dont ils décorent l’extérieur& 1 intérieurde leurs bâtiments. Pleins de leur premiere idée ,ne revenant jamais fur leurs pas, ils la confientà des Artistes , qui, quoiqu’habiles , ont souventintérêt d’ajoûter encore aux pensées de l’Architecte :de là la source de la prodigalité de la sculpturequ’on remarque dans les nouvelles productions denos jours : de là enfin l’abus d’une richesse indis-crète , qui, toujours prise aux dépens des beautéssimples de TArchitecture, n’ossre le plus souventqu’un ensemble composé de quelques parties assezestimables à la vérité , mais qui n’en présentent pasmoins un tout désassorti. Au reste , quittons cettedigression , & revenons à la proportion qu il con-vient de donner aux Statues, relativement aux diffé-rents genres, à la hauteur & à letendue des édifices.
De la proportion des Statues.
Nous avons précédemment avancé , dune ma-niera générale, que les Statues dont on décoroitles façades, dévoient avoir de hauteur, environle tiers de celle des colonnes , soit que Tordrepréside ou non dans Tédifice : nous observeronsici, qu avant de déterminer leur proportion, ilfaut avoir égard à la situation des ordres & àleurs diférents diamètres, pour que ces Statuesne paroissent jamais ni trop petites ni trop gigan-tesques dans Tordonnance du monument.