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Tome troisième.
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no Cours

dans les Frontispices des monuments sacrés (s);qu'on peut les employer avec un égal succès àl’extrémité supérieure des avant-corps des Edifi-ces publics & des Palais des Rois ; qu’assez géné-ralement ils se tolèrent dans les Bâtiments parti-culiers , lorsque cette forme pyramidale contribueà restituer ce qui peut manquer entre le rapportde la hauteur d'un pavillon & sa largeur , com-parées ensemble. Mais que par une affectation peumesurée, on en Couronne indistinctement les croi-sées , les niches & les tables répandues dans lesfaçades ; certainement c’est abuser de ce que sartne permet qu’en certaines occasions, & toujourspour parvenir à la plus grande perfection.

Le raisonnement des Art, ainsi que nousl’avonsdéja dit plus dune fois , exige austi qu’on fastechoix du Fronton circulaire ou du Fronton trian-gulaire , selon le genre de l’ordonnance ; car cesdeux formes peuvent également s’employer avecsuccès, pourvu toutefois qu’on n’aille pas incon-sidérément employer le premier dans une décora-tion Corinthienne , & an contraire , le Frontontriangulaire pour couronner un ordre Toscan.

Qu’on y prenne garde , c’est encore un abusd’en placer un à chaque étage du bâtiment. Rap-pelons-nous l’origine des Frontons; d’aprèseela,ne le saisons couronner que le sommet de l’avant-eorps , puifqu’il est l’image de la couverture deledifice. Quoiqu’on se soit écarté de cette réglé

(s) Aussi François Blondes dic-il expressément, que les An-ciens ne donnoient jamais de Fronton qu'aux Temples , consi-dérant cet ornement comme quelque chose de sacré , lequel néan-moins pajfa , par la fiaterie des Architectes , aux façades desValais dts Empereurs , & de là, par corruption , indifférem-ment à toute farte de bâtiment .