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Tome troisième.
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246 Cours

qu on éleve à grands frais dans îes édifices d’im-portance.

Passons à présent aux rapports que ces Sou-bassements doivent avoir avec les étages régu-liers des façades ; mais avant tout, rappelons à nosElèves ce que nous entendons par des étages régu-liers : ce font ceux qui peuvent contenir les ordrescolonnes ou pilastres lans aucune altération, ceque les Soubassements & les étages attiques nepeuvent comporter absolument, à causé de leurracourcissement.

De la proportion des Soubassements.

Nous venons de dire, que les étages en Sou-bassements ne peuvent contenir d’orclre d'Archi-tecture; voici la raison que nous en apportons.Lorsque nous avons parlé , page 169 du secondvolume de ce Cours, de la relation que les ordressurmontés les uns au-dessus des autres, doiventavoir ensemble dans une même façade, il a étéquestion d’établir les rapports que les étages régu-liers dévoient avoir entr’eux : ici les Soubassementsétant reconnus des étages imparfaits , parce queleur élévation est sixée aux deux tiers de la hau-teur de Tordre, il est facile de concevoir, que sidans ces étages on introduisait des colonnes oudes pilastres, comme à l’Hôtel de Toulouse , déjacité , cet ordre ne pourroit avoir aucune propor-tion avec ceux qui seroient élevés au-dessus ; aussià l’Hôtel de Toulouse le bel étage est sans ordre,ce qui rend celui employé dans le Soubassementplus inutile , & tout-à-fait déplacé.

Nous venons de voir que la hauteur du Sou-bassement étoit fixée aux deux tiers de l’étagesupérieur ; ce rapport est néanmoins sujet à quel-