d’Architïcturi. 259
bâtiments de la cour du Vieux-Louvre, à Vsr-sailles , du côté des jardins , au Palais Bourbon ,& ailleurs. Lorsque ces bâtiments ont beaucoup deprofondeur, on divise ces combles en deux par-ties ; maniéré qui, en racourcissant leur base , di-minue considérablement la hauteur de leurs poin-çons.
La difficulté d’empêcher que les eaux du ciel,assez abondantes en France , ne passent à traversles joints des dalles de pierre, & la dépense qu’en-traîne ce genre de construction, est un obstacle àce qu'on en fasse chez nous un usage fréquent. IIy a peu d’Architectes qui ne redoutent ces fortesde Terrasses , peu de propriétaires qui ne soientalarmés de leur entretien ; nous osons croire néan-moins qu’il feroit très-poffible d’empêcher l’eau dedégrader les voûtes qui soutiennent ces dalles ;nous ne chercherions pas , comme on le fait ordi-nairement , à les jointoyer avec du mastic, dufpalme, ou même avec de la pouzzolane d’ítalie ,qu’il feroit aisé de faire parvenir à Paris ; maisau contraire , nous laisserions passer l’eau à traversles joints des dalles (#); elle feroit reçue dansdes rigoles posées avee une pente suffisante sur lecerveau & les reins des voûtes ; ces rigoles alors,formées par un corroi d’excellent mortier , fervi-roient à jeter l’eau en dehors par des caniveaux
(g) Dans le sixième volume de cet ouvrage , en traitant dela construction , nous donnerons les développements de cesnouvelles Terrasses , exécutés en partie à celles qui fervent decouverture àl’ancienne Orangerie de Mcudon: construction quenous avons étudiée avec soin , Sc à laquelle nous avons taitquelques changements utiles , lorsque nous fumes chargés , ily a quelques années , du projet de l’Académie Impériale deMoskou , dont nous donnerons aussi les dessins dans la luire.
Rij