MANOEUVRE DES VAISSEAUX. 53
sera celle de la force mouvante. Ce qtiil falloït démontrer. Re-marquez que si le point D, avoit été pris fur l’autre hyperbole«, B d , la démonstration auroit été entièrement semblable, mais T A B.Su lieu de la Fig. VIII, on auroit cité la Fìg. IX. XX Y.
I I,
Je ne m’arrêterai pas à montrer ce qu’il faudroît faire, pourrésoudre les questions des plus avantageuses situations de la voi-le & de la quille, asin que le vaiífeau, qui a la forme d’unlosange-, gagne le plus au vent, ou qu’il avance le plus dansune route proposée. On voit, à peu près , fur quoi on doitse régler dans cette recherche , si on fait attention à ce quenous avons > pratiqué dans les Articles 1, 2 , 3 & 4 du Cha-pitre IV, à l’égard d’un vaisseau dont la sigure est un paral-lélogramme rectangle.
I I I.
Si le rhombe avoit une largeur infiniment petite par rap-port à sa longueur ; en cette supposition la dérive feroit nulledans toutes les situations de la quille ; de forte que nous re-tomberions de nouveau dans le cas de Mr. Huguens, quej'ai amplement examiné dans la digression du Chap. V. Carce que j’y ai démontré regarde tous les vaisseaux en géné-ral de quelque figure qu’ils soient, pourvu qu’on les supposetoûjours exemts de la dérive ; quoi qu’il soit impossible, qu’ily ait un vaisseau, quelque facilité qu’il ait à fendre seau avecsa pointe, qui ne soit contraint, par une force oblique, dese détourner un peu de la route qu’il tiendroit sans cela lelong de la ligne de la quille, & de se mouvoir suivant unenouvelle route , c’est-à-dire, qui ne soit sujet à la dérive. 11feroit à souhaiter, qu’on trouvât le moyen deviter cet incon-vénient , qui ne peut que rendre extrêmement difficile la Théo-rie de la manœuvre des vaislèaux, & causer beaucoup d’em-barras dans la pratique; ce qui paroit astez évidemment partout ce que nous avons dit jufqu’ici. Mais puisque l’on ne
G Z peut