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Tome troisième.
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316 Cours

habiles Artistes que la France ait possédés , denégliger ce caractère dont nous voulons parler.En vain chercheront-ils à masquer la médiocritéde leur Architecture, par des ornements souventpostiches, ou à éblouir l’œuil par les accessoiresque leur prête le secours des Arts d’agrément;ces ornements , ces accessoires , n’empêcherontjamais l’examinateur éclairé de s’appercevoir dela foiblesse de l’Ordonnateur.

Nous ne parlerons point ici du portail du côtéde la campagne , qui donne la principale entréede ce monument ; nous en avons déja dit quelquechose dans le deuxieme volume de ce Cours, p. 1 86 ,en donnant les mesures des ordres Dorique & Co-rinthien qui le décorent. Nous observerons seule-ment que cette production se ressent de l’éléganceque Hardouin savoit répandre dans tous sesouvrages : élégance souvent déplacée , qui lui afait donner, par ses successeurs , le nom d’hommede génie, plutôt que celui de grand Architecte ,déféré à bon droit à François Mansard son oncle.11 ne faut pourtant pas croire de là , que Har-douin n’étoit qu un excellent décorateur : la feulestructure des Invalides , décèle certainement l’ex-périence d’un homme consommé dans la pratique,& prouve bien qu’il savoit joindre aux lumièresde son Art, toutes les ressources que pouvoitlui suggérer la nécessité de bâtir solidement. Sabelle imagination lui fournissoit les moyens d’assi-gner à ces différents chefs - d’œuvre, ce caractèreparticulier dont les édifices qu’il a élevés fontempreints. A en juger par le Château de Clagni,celui de Trianon, celui de Marli & ses jardins,les Ecuries, l’Orangerie, la place d’armes & les«venues de Versailles, on est bien fondé à croire,