DE LA MANOEUVRE DES VAISSEAUX. 141
sera V ( BP 1 4-B# 2 ) : puisque BP & Bu marquant les vitesses sé-parées, leurs quarrés B P 1 ôcBu 2 marqueront les forces aveclesquelles le vaisseau est poussé par chaque vent dans la di-rection B M. Or quand les deux vents concourent, il est mani-feste que ces deux forces seront jointes ensemble pour pousserle vaisseau conjointement suivant B M ; la force totale suivantcette direction sera donc B P 2 + B u x , &- partant la vitesse se-ra la racine de cette force, V ( BP 2 + B» 2 ); & non pointB P + Bu : Mais il est aisé de faire voir que v' (B P 2 + B u z )est plus petit que B M, & qu'ainsi l'apparente contradiction àlà premiere partie de vôtre Démonstration cesse : Car B P 2 =B K x B N = LMxMí, & B u z = BLxBo, donc BP*+ Bu z = LMxMo + BLxBí <BMxM« + BMxB- — BM> , donc B P* -h B u 2 <1 B M 1 , & \f (BP 2 + B« 2 )< BM. Vous voyez donc, Monsieur, que l’impression duvent MB perpendiculaire fur la voile aBc, (que l’on suppo-se être capable de donner au vaisseau une vitesse exprimée parMB, si ce vent souffloit tout seul sur la voile a B c ) doit l’em-porter dans vôtre seconde supposition, aussi-bien que dans lapremiere fur l’impression qui résulte du concours des deux ventsB K & B L, qui poussent perpendiculairement, le premier lavoile ABC, & le second la voile D B E, & faire mouvoir levaisseau de B vers m.
Pour ce qui est des deux autres absurdités rapportées dansles Articles z5. & z8. de vôtre Mémoires vous les prenezpour telles ; mais ce ne font pas des absurdités dans mon opi-nion. Car en supposant la vitesse du vent comme sinie & com-parable à celle du vaisseau , il ne me paroît pas absurde, niimpossible, (f) que la vitesse oblique d’un vaisseau , retenupar une corde infinie, devienne plus grande que la vitesseoblique du vent, & même plus grande que la directe : maiscela n’arrive pas, quand on suppose la vitesse du vent incom-parablement plus grande que celle du vaisseau dans la mêmedirection.
5 z Le
( t ) La possibilité de ce paradoxe se prouvera par la construction que l’on don.ne a la fin de ce Post-scriptum.