d’Architecture. 349
Dorique : une plus longue narration destituée deplanches ne pourroit , fur cet objet, être dunegrande utilité à nos Eleves. D'ailleurs nous sup-posons qu’ils se rappelleront ce que nous avons dittouchant la maniéré de concevoir un tel projet,en parlant des édifices sacrés , Chapitre VIII dudeuxieme volume de cet ouvrage ; nous les y ren-voyons , ainsi qu’à ce que nous avons encore àobserver dans la fuite de ce Chapitre lur cetobjet.
Nous aurions désiré pouvoir faire des remar-ques fur plusieurs projets donnés par les Archi-tectes qui entrerent en concours avec le ChevalierServandoni. Mais , nous savons déja dit, de pa-reilles dissertations dépouillées d’images, font abso-lument insuffisantes. Peut-être donnerons-nous unjour les projets qui nous font parvenus, dans unnouvel ouvrage que nous avons déja annoncé,& qui aura pour objet divers exemples d’édificesdu ressort de l’Architecture civile, navale & mili-taire. Citons seulement celui fait alors par M. Meif-sonnier ( y ) , dont la forme pittoresque donneau moins une idée des talents de cet Architecte,
(y) Juste Aurèle Meissonnier , né à Turin en 169;, mort àParis en 1/50, réunilloit tous les talents du reilort des lìeaux-Arts ; il étoit Dessinateur , Peintre , Sculpteur , Architecte &Orfevre: c’est fans contredit dans cette de-niere parte . qu'il aexcellé. Son genie le portoit toujours trop hun , lorsqu’il s'agis-soit de l’Architecture : aussi n’a t-il guère exécuté que quelquesdécorations intérieures. O11 peut juger de la fécondité de sonimagination , par le dessin gravé du portail dont nous parlons;il se trouve chez Huquier , rue des Maturins : k mouvement duplan & les formes tourmentées St licencieuses qu’on remarquedans ces élévations , fc ressentent plus de l’ébauchoir de l’Or-févre habile , que de la règle Si du compas dc P Architectepénétré des mystères de son Art.