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Tome troisième.
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356 Cours

D’ailleurs la décoration de ces Chapelles anéantît,pour ainsi dire, le maître-autel, qui seul devroit seremarquer ici. Il est surprenant que des convenan-ces si essencielles échapent aux Ordonnateurs depareilles entreprises; elles devroient toujours guiderle crayon de l’Artiste. Toutes les autres parties dedécoration répandues dans ce monument, font àla vérité mieux entendues que celles qu’on apper-çoit à Saint-Sulpice; mais, encore une fois, suffit-ilde charger d’habiles Artistes de chaque objet enparticulier, lans prévoir si tous ces différentsobjets réunis formeront un bel ensemble ? Nonsans doute. D’ailleurs, nous le répétons, il nes’agit pas ici de faire riche, il convient de fairebeau : des fonds considérables font insuffisants, s’ilsne font employés avec discrétion. Jamais il ne fautpouffer la magnificence jusqu a la prodigalité. Pourparvenir à la beauté dont nous parlons, des issuesconvenables, une disposition avantageuse, des ma-tières d’élite , une solidité immuable , une ordon-nance imposante , sont les moyens dont il fautuser dans l’érection d’un Temple. Un monumentdç cette espèce à élever, doit inspirer & à l’Or-donnateur & à l’Architecte, des idées sublimes. Cen’est jamais en préférant les matières factices , &en employant des hommes frivoles , qu’on par-viendra à cette dignité convenable à la demeuredu Roi des Rois, puisque, malgré plusieurs chefs-d’œuvre qu’on distingue clans ÏEglile dont nousparlons , on ne peut - être satisfait de formageentier. Qu’on ne se trompe pas , les beautés dedétail,seules produisent rarement des chefs-d’œuvre;elles nuisent plutôt à l’ensemble quelles nel’embel-lissent, sur-tout lorsque celles-là n’émanent pas decelles-ci. Les ouvrages de M. Pierre , aujourd'hui