d’Architecturê. 367devoir entendre la partie du goût, & se connoitreen Artistes. A en juger par ce monument , nousserions tentés de croire , qu’il étoit médiocre Pein-tre , & plus médiocre Architecte encore : l’enta-blement de son porche, est au-dessous de la hau-teur du cinquième de Tordre ; la corniche de cetentablement est dépouillée de modillons & de den-ticules ; membres qui doivent caractériser le cou-ronnement Corinthien. Le fronton de ce frontis-pice a aussi trop peu de hauteur ; en un mot,nous pensons qu’Errard pourrait bien n’avoir donnéque les dessins de cet édifice , la premiere pierren’ayant été posée qu’en 1670, & cet Architecteayant été nommé Directeur de TAcadémie deRome dès 1666 : en sorte que les dessins qu ilen aura envoyés d’Itaíie, où il étoit alors, aurontété altérés au point, que Texécution se seraressentie dé son absence; ce quin’arrive que tropsouvent, lorsque TArchitecte ne peut conduire lui-même ses productions. Combien n’avons - nouspas d’exemples de ce genre ! S’ils préjudicient àla gloire de TArchitecte; ils ne s’oppoí’ent pas moinsaux progrès de TArt. En esset, les ouvrages mé-diocres trouvent souvent des imitateurs plus mé-diocres encore : d’où il résulte qu’au milieu deshommes à talents supérieurs , on élève journelle-ment des édifices, à la honte du liecle sous le-quel s’érigent ces monuments , dignes à peine dela barbarie des onze & douzième íiecies.
Après les monuments dont nous venons de par-ler , notre intention étoit de rapporter quel-ques-unes de nos Eglises Conventuelles ; mais ceque nous en avons dit précédemment dans ledeuxieme volume , nous semble suffire ici. D ail-leurs nous nous proposons, comme nous lavons
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