o’A rchitecture. 371
Qu’on y prenne garde, dans tons les tempsles Temples ont été érigés avec une grande magni-ficence ; qu'on le rappelle ceux eievés par lesGrecs & les premiers Romains. Sans iortir de laFrance même , qu’on le ressouvienne de ceux con-struits dans les onzième & douzième siécles , &l'on en concevra la plus grande idée : combiende monuments de la premiere beauté, quoiquegothiques, n’avons-nous pas cités dans slntro.-duction de ce Cours ? A ces citations on peutajouter l’Eglise de Vigogne, près Valenciennes,la feule peut-être qui puisse aller de pair aveccelle de Sainte-Croix d’Orléans. Celle de Saint-Amand, à trois lieues de celle de Vigogne, enfincelles qui ornent la plus grande partie de la Flan-dre, & l’on fera étonné qu’on apporte st peu d’ar-tention aujourd'hui à produire de véritablementgrands édifices en ce genre , pendant qua Parismême nous possédons une Métropole assez im-mense , les Paroisses de baint-Eustache, de Saint-Gervais , de Samt-Paul, supérieures en grandeur,& peut-être en beauté , à nos Eglises Paroissiales,commencées à bâtir le dernier stecle.
Qu’on se rappelle encore, si l’on veut, les premiè-res Eglises qui turent élevées dans le commencementde la Chrétienté ; elles étoient dé j a, quoique bâtiesseulement en charpente, d’une grandeur assez consi-dérable : si l’on n’y remarquoit pas les beautés del’Art, du moins elles se ressentoient du motif essen-ciel qui les faisoit élever. Dans la fuite, plein de cetteidée sublime, S. Silvestre fur le premier qui ordon-na qu’on élevât ces monuments en pierre ; dumoins ce qui est certain, c’est que par le Conciled’Epône , tenu en j 17, Can. ib, il est fait défensede consacrer les autels, s’ils ne font en pierre, 8r