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ciennément nos Architectes n’étoient guère plusscrupuleux. Cependant, à l’exemple de ceuxd’Italie , nos principaux corps de logis donnoientfur la rue, ce qui alors procurait une beaucoupplus belle décoration à la Capitale: au-lieu qi f au-jourd'hui nos beaux Hôtels fe trouvent situésOutre cour & jardin, ainsi que nous Toblervcronsen ion lieu. Au reste la disposition de cette porten’est pas la feule irrégularité qu'on remarquedans cette Façade; les deux derniers trumeauxfont beaucoup plus grands que ceux du milieu;ce qui donne à connoître que la commodité desdedans a gêné l’Architecte, & qu’il a négligé lesdehors. Cette irrégularité n’est guère excusable quedans des Bâtiments particuliers ; mais elle ne fe peutsupporter dans les Façades des Palais d’une certaineimportance. Les 'croisées du rez de chaussée pa-raissent courtes, quoiqu’elles soient au-dessus deplus petites ouvertures, destinées fans doute à éclai-rer les souterrains: celles du premier étage, cou-ronnées alternativement de frontons triangulaires ,& de frontons circulaires, présentent autant demasses pelantes qui semblent fe contredire avec lesressauts de leurs corniches, & les consoles qui fontretour fur le nu du mur : celles du deuxièmeétage Ion t d’un autre genre ; mais nous ne con-seillerions pas d en imiter les crossetes, les fron-tons circulaires, ni les têtes placées dans leurstympans, lors même que ces dernieres feraientpartie du Blason du Propriétaire; cet ornementrépété est de mauvais goût, & n’ossre que depetits objets, qui ne peuvent figurer avec lagrandeur de l’édifice. Enfin les mez,mines, qui feremarquent au-dessus du deuxieme étage, ôtent àcotre Façade la dignité quelle aurait pu acquérir