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quelque forte combien les Architectes en général,s’accordent peu fur les préceptes de leur Art.Comment fe peut-il en effet, que tous ayantpuisé les réglés dans la môme source, il résulteautant de différence dans des compositions des-tinées à la décoration d’un môme Edifice ? Nouscroyons que si l’on s’attachoit davantage à saisirle caractère propre à chacun , ainsi que nousavons esiayé de Tindiquer dans le sixième Cha-pitre & les suivants, du deuxieme Volume de ceCours , il en résulteroit qu’on se permettroitmoins de faire à son gré une Architecture co-lossale , ou une Architecture naine, sans autreraison déterminée, que de faire preuve de sonindépendance.
Notre intention n’est pas de faire tomber cetteréflexion fur la production de Marot en parti-culier : son Architecture est petite fans doute ;mais il a cherché à proportionner Ion moduleaux Ordres de la Cour de ce Palais, précédem-ment élevé par Pierre Lescot. II n’appartenoitguere qua Perrault d’ofér risquer une grande Ar-chitecture dans les dehors, & il y a réussi , pen-dant que le Bernin ne la fait que moitié gigau-
les Planches font imprimées fous deux formats, Van in-folio ,J’autre petit in- 4 0 . Nous avons continué ce Recceuil jusqu a8 Volumes, pour M. Mariette, après la moit duquel M.Jombert nous invita de donner la description des principauxédifices qui y font contenus , ainlì que nous savons déjà dicailleurs.
Jean Marot qui vivoit à la fin du dernier siécle, a été l'Ar-chitecte du portail des Feuillantines íauxbourg Saint Jacques,& celui de l'hôtel de Mortemart, rue Saint Guillaume faux-bnuit» Saint Germain ; nous croyons ne pouvoir mieux faireconnoîrrc les talents de cet habile homme , qu’en donnant danscette Planche un des projets qu il avoit faits pour le Louvre.