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commun des Architectes a érigées au commence-ment de ce siécle ; personne n’ignore que pen-dant trente années , ainsi que nous savons remar-qué ailleurs , les consoles dont nous parlons, ontpris faveur chez la multitude, & qu’on a poufféî’extravagance, jufqu’à les chantourner fur tous lessens ; qu’on les a inclinées, & qu’on a cherché à leurdonner, contre toute idée de vraiffemblance , lesformes les plus contractées & les plus déraisonna-bles , ce qui à la vérité ne se fait plus aujourd'hui;mais peut-être nous reste-t-il à réfléchir sur la né-cessité de n en jamais faire usage dans les dehors :quelque forme grave & régulière qu’on puisse leurdonner , ces sortes d’encorbellements ne font bonsà mettre en œuvre que dans nos Salles de Specta-cle , où la sévérité des réglés & la vraiffemblance ,peuvent être bannies en quelque forte, plus quepar-tout ailleurs.
Dans l’élévation que nous décrivons , du moinsles consoles qu’on y remarque , font d’un bonstyle, & font assorties au genre de la décorationtle l’Architecture : le Pautre a cru pouvoir lesrisquer, pour décider le caractère de son ordon-nance. François Mansard en a fait aussi usage auChâteau de Blois , & M. Boisfranc, à la Façadedes Enfants trouvés : mais qu’on y prenne garde,de tels exemples ne font pas des autorités; avantde les imiter, il faut considérer les diverses pro-ductions des Architectes, remonter aux temps oùils les ont élevées, pénétrer leurs motifs, se ren-dre compte de leurs besoins, de leurs goûts,pressentir leur opinion ; enfin les aprécier ce quellesvalent, & ne les copier qu’avec prudence; ensuitepartir , s’il est possible , d’après foi, plutôt que desuivre indistinctement des productions, qui, dans
le siécle»