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encore apprendre à éviter la plus grande partiedes abus dans lesquels lont tombes plusieurs denos Architectes , ou plutôt l'inexactitude despersonnes en second, chargées de leur part deconduire leurs entreprises : les meilleurs Dessinsen de mauvaises mains , ne produisent guère quedes médiocrités. Combien n'avons nous pas été deíòis témoin <le ce que nous avançons, lorsqu’enparcourant nos Provinces ; nous venions a exa-miner la plupart des Edifices qui les décorent ,& dont les projets cependant avoieut étc donnéspar les plus habiles Maîtres ; combien n’avons-nous pas été nous-même défiguré dans les Edi-fices que nous y avons tait élever , puiíqu’à l’ex-ception de la ville de Metz, toutes nos productionsy sont altérées, l’exécution manquée, & les pro-íils méconnoissables. A Paris, il en arrive à peu-près autant : plus les Architectes sont chargésd’affaires importantes, plus ils se trouvent forcésde s’en rapporter à des Inspecteurs, souvent fansexpérience; c’est-là la source de la plus grandepartie des imperfections que l'on remarque dansquelques-uns de nos Edifices , &■ qui peut-êrreauroient fait voir des chefs-d’œuvre, s ils eussentau contraire été conduits & surveillés par l’Archi*tecte même.
Nous ne doutons point que le Bâtiment dontnous parlons, ne se soit trouvé dans ce cas. Cer-tainement M. de l'Assurance a plus d’une fois faitpreuve- de la supériorité de ses talents ; cepen-dant rien de si véritablement médiocre que l’or-donnance de la Façade que nous offrons ici ; cequi doit prouver à ceux de nos Elevesqui sont lesmoins expérimentés , qu’il ne suffit pas de faire desDessins à la hâte , de comprendre des avant-;