Band 
Tome troisième.
Seite
458
JPEG-Download
 

458 Cours

résidence du Maître de la Maison, on introduiseune ou deux Boutiques, sur tout, lorsque le Bâ-timent a une Façade d’une certaine étendue, Bou-tiques avec leur entresol, qui par leur loyer ,dédommagent d’une partie des frais de la bâtislé (g).

Qu’on ne s’y trompe pas , il faut plus de génie& de ressources qu’on ne se l’imagine, pour va-rier les Façades des Bâtiments particuliers : leurnombre dans les grandes Villes étant considéra-ble, & leur uíage étant infini, il íaut avoir, in-dépendamment du goût de son Art, une asseigrande ccnnoissance des diverses classes de Ci-toyens , & des différentes natures de Commerce ;autrement, il faut s’attendre à leur donner à toutesle même caraétère, pendant qu’elles doivent, com-me dans les autres Edifices, présenter une expres-sion particulière. Si l’on avoit cette attention onparviendroit peut-être à établir autant de stylesd’un excellent genre, qui pouroient satisfaire à ladécoration des Maisons bourgeoises, à élever unjour dans les différents quartiers de cette Capitale.Ce travail une fois fait, il seroit facile de se déci-der sur le redressement &. sur les alignements desrues, ainsi qu’on vient de l’observer dans quelques-unes de nos Provinces, & qu’anciennement à Pa-ris , on avoit commencé à le vouloir faire rueSaint-Martin, attenant l’Eglife de ce nom, & ruede la Féronnerie, près le cimetiere des Saints-In-nocents. Certainement la régularité de ces deuxBâtiments flatte l'œil, quoiqu’on puisse dire queleur ordonnance est inférieure en beauté à celles

(j>) C'est le parti que prit très-utilcment M. le Pautre , àl’hotel dc Bcauvais , rue Saute Antoine , donc nous avonsxarlé yiécédenauienc.